La contreverse médiatico-politique sur l'ouverture du site de prestation de réalisation de devoirs scolaires est plutôt amusante.Elle a tout de même le mérite de re-questionner sur l'utilité des devoirs à la maison. En effet le système scolaire est construit sur la supposition que les élèves consacrent un temps autonome au travail de complément des cours suivis "en présentiel".
Chacun sait bien que ce contrat pédagogique est fortement biaisé par la composante sociale qui fait que l'élève peut faire appel à l'aide de ses parents, de ses frères et sœurs ou même de son professeur particulier quand il en dispose. Mais cette disponibilité est évidement fortement corrélée au niveau social et économique de la famille.
Pourtant les notes de devoir restent une composante de l'évaluation du niveau des élèves, et le système de notation est lui même un facteur clé de la réussite du parcours de formation initiale.
Il est donc étonnant qu'un ministre d'un gouvernement libéral s'offusque de la marchandisation de l'école. Ce type de service - s'il n'est pas rapidement interdit par une loi de circonstance - est même susceptible de moraliser le principe d'évaluation. En effet en toute logique les professeurs devraient rapidement ne plus tenir compte que des contrôles effectués dans l'enceinte scolaire, et favoriser par ailleurs, le travail de groupe et la co-construction beaucoup plus efficaces pour un véritable apprentissage.




