
La Sacem est désormais autorisée à relever les adresses IP des pirates du Net.
La Cnil a donné son feu vert pour la collecte sur Internet des infractions au droit d'auteur et des adresses IP en vue d'engager des poursuites judiciaires.
La surveillance des activités de chacun sur le net prend donc de plus en plus forme. Après la poursuite sans doute justifiée des "déviants sexuels" et des délinquants fiscaux, c'est maintenant les organismes privés qui sont autorisés à mener leur propre recherche sur l'activité des internautes.
Au delà de la protection de la vie privé sur le web, se pose la question de principe de justice et de police : favoriser l'enquête privée sur la démarche publique c'est avancer vers un monde destructuré où chacun peut faire justice lui même.
Cette question de la responsabilité individuelle pose également un problème dans les nombreux espaces partagés tels que les entreprises ou les universités où les mots de passe sont souvent collectifs ou partagés, la signature numérique des activités (un IP et un mot de passe) engage la responsabilité juridique de chacun, alors même que la confidentialité n'est bien souvent pas assurée dans les univers Web 2.0 où les mots de passe sont confiés à des organismes tiers et où il suffit de connaitre le nom de votre animal favoris pour afficher votre password.
sources : 01net.com , via macplus
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