
Où sont passés les beaux jours de l'activité commerciale autour du e-learning ?
Période bénie où on pouvait annoncer des budget de quelques milliers d'euros (parfois des dizaines) pour la réalisation d'animations Flash au sacro saint format SCORM 1.2 avec un gameplay proche du PowerPoint.
Les utilisateurs ne sont pas des vaches à lait, ni des poules aux oeufs d'or, et visiblement pas non plus des branches que les société de service informatique peuvent scier avec plaisir.
Le rapid learning est en marche : les outils gratuits et payants pullulent, les possibiltés de publier par le web ses textes, ses animations ses vidéo, sont innombrables et il devient compliqué d'expliquer que la réalisation d'un tutoriel pour une application métier nécessite des ressources et du temps. A l'heure du glisser-publier tout parait tellement simple : capture d'écran, enregistrement de commentaires à la volée, ajouts de bulles de commentaire et de QCM et hop! Le tout rangé dans la boite magique.
Ainsi la principale difficulté pour les acteurs de la formation en ligne est de valoriser le coeur du métier : la pédagogie. De la même façon que Word ne fait pas de nous des écrivains et que excel ne nous transforme pas en champion de l'analyse financière, les outils de e-learning - dans toute leur richesse - ne déterminent pas ce que doit être un contenu, comment partir des objectifs pédagogiques, comment tenir compte des pré requis, comment accompagner l'apprentissage et évaluer les connaissances et les compétences, comment enfin mettre en scène et donner de l'appétence à apprendre.